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Fille d'un parfumeur grassois, Claude Gérard, Marguerite, à peine
âgée de 16 ans, part pour Paris où elle s'établit chez sa soeur
Marie-Anne, femme du peintre Jean-Honoré Fragonard.
Si elle sait à peine lire et écrire, la jeune fille n'en montre
pas moins de grandes dispositions artistiques et apprend à dessiner,
à peindre et même à graver.
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Tout d'abord élève de son beau-frère elle
en devient vite la collaboratrice et même plus diront, sans preuve,
certaines mauvaises langues.
Cette collaboration se termine à la fin du XVIIIe siècle et Marguerite
Gérard peint alors des scènes de famille, intimistes, calmes et
heureuses qu'elle expose régulièrement aux Salons, jusqu'en 1824.
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